Les snipers à Kiev ont été enrôlés par les dirigeants de l’EuroMaïdan

Estonian Foreign Minister Umas Paet in Jerusalem meets Israeli Foreign Minister Avigdor Lieberman

 

L’enregistrement d’une conversation entre la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton et le ministre des Affaires étrangères d’Estonie Urmas Paet a été publié sur Internet.

Le verbatim a été obtenu par le Service de sécurité d’Ukraine.

Les deux diplomates européens faisaient part de leurs impressions sur la situation en Ukraine. Urmas Paet mentionne que les snipers ayant tiré sur les gens à Kiev ont été enrôlés par les dirigeants de l’EuroMaïdan. Il raconte que toutes les preuves qu’il a vues témoignent que les mêmes snipers avaient tiré sur les manifestants et les membres des organes sécuritaires.

« Il devient plus clair que derrière ces snipers il y a quelqu’un de la coalition nouvelle et non pas Ianoukovitch », a-t-il raconté.

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Le conseil des Serbes aux Ukrainiens

Boris Tadic and Jose Manuel Barroso shake hands after holding a joint news conference in Brussels

 

 Le malheur des présidents ukrainien et serbe, Viktor Ianoukovitch et Slobodan Milosevic, est d’avoir dit « non » à l’Occident. Peu après cela, tous deux sont devenus des criminels.

Le second a fini sa vie à La Haye et on ignore encore ce qui attend le premier. Le 12 février, un député slovène du Parlement européen menaçait sur la chaîne de Bosnie-HerzégovineBHT 1 :

« Si vous suivez le cours des évènements en Ukraine, vous verrez que dans une semaine ou deux, nous entrerons en relation avec une élite politique irresponsable. Ce sera un signal pour votre élite politique également. »

Il faut reconnaître la bonne connaissance de cet homme politique, qui n’a peut-être pas de relations dans les milieux politiques à Bruxelles, mais qui, ayant participé activement à l’éclatement d’un pays, la Yougoslavie, sait comment cela se passe.

À quel moment la situation s’est-elle aggravée à Kiev ? Une semaine après la déclaration d’Elko Kacin et le jour où la Russie a annoncé sa disposition à verser une nouvelle tranche de deux milliards de dollars à l’Ukraine. Il semble que ce fut le signal pour passer à l’action. L’état-major de Praviy Sektor (Secteur droit) a appelé à la mobilisation à travers le réseau social Vkontakte, et Oleg Tiagnibok, leader de Svoboda, a encouragé une marche à Kiev.

La signature d’un accord entre Viktor Ianoukovitch et l’opposition, fortuitement ou non, a été annoncée non pas par le président ou une quelconque personnalité politique ukrainienne, mais par le ministre polonais des Affaires étrangères Radosław Sikorski. Ce soir-là, le président a fui Kiev, et son Parti des régions s’est effondré. Le parti a renié son leader. En son temps, Slobodan Milosevic a subi le même sort avec le Parti socialiste de Serbie. Certes, il a restitué le pouvoir de lui-même, sans intervention de forces étrangères.

Viktor Ianoukovitch disait que, lors des négociations, sa sécurité avait été garantie. Peut-être que ce fut le cas, mais cela a été démenti le jour suivant par Radosław Sikorski. Maintenant, on menace Viktor Ianoukovitch de la Cour internationale de justice de La Haye. Le nouveau président serbe Vojislav Kostunica avait aussi promis à Slobodan Milosevic de ne pas l’extrader vers La Haye, et que s’est-il passé ? Neuf mois plus tard, il était expédié presque clandestinement à La Haye, d’où il ne reviendra que dans un cercueil.

Que va-t-il en être pour l’Ukraine ? Ioulia Timochenko, tout juste sortie de prison, a expliqué aux personnes rassemblées sur le Maïdan que l’Ukraine intégrera l’Union européenne, et que tous les problèmes seront résolus. Les Ukrainiens, avant de rêver à un tel avenir, doivent regarder un peu vers la Serbie et sa voie européenne. La classe politique de Serbie (qui était à l’époque la Yougoslavie), après la révolution de 2000, avait promis que la Serbie intégrerait l’Europe en 2004. Aujourd’hui, en 2014, la Serbie n’est encore qu’au début du chemin. Pendant ce temps, avec l’aide des « amis » américains et européens, la Yougoslavie s’est divisée en deux parties, et la Serbie a perdu 15 % de son territoire.

À cause de la situation financière critique en Ukraine, le ministre des Finances et la Banque Nationale du pays se tournent vers les partenaires internationaux, principalement vers la Pologne et les États-Unis, pour obtenir d’ici une semaine ou deux un crédit de 35 milliards de dollars (environ 25,5 milliards d’euros) pour la période 2014-2015, convoquant pour cela une conférence de donateurs. Le 29 juin 2001, une telle conférence avait eu lieu concernant la Yougoslavie. Elle a alors « reçu » 1,2 milliard de dollars (environ 1,4 milliard d’euros à l’époque). Zoran Djindjic, premier ministre à ce moment, a écrit à propos de cette « aide » ce qui suit :

« La première tranche devrait être d’environ 300 millions d’euros. Mais on nous a brusquement annoncé que 225 millions serviraient à payer les anciennes dettes datant de l’époque de Tito. Les deux tiers de cette somme correspondent à des amendes, parce que Slobodan Milosevic a refusé de payer les crédits pendant dix ans. Et il ne nous reste que 75 millions. »

La Serbie a reçu en tout 15 milliards de dollars (environ 10,9 milliards d’euros) d’investissement durant les 13 ans de sa « voie européenne ». Mais, pendant cette période, plus de 60 milliards de dollars (environ 43,6 milliards d’euros) ont quitté le pays. Sur ce chemin, la Serbie a perdu environ un demi-million d’emplois, et sa dette publique a triplé. Pendant cette période, nous avons fait tout ce que nous avaient demandé l’UE et les États-Unis. Voilà le bilan de notre politique pro-occidentale.

Frères Ukrainiens, bienvenue dans notre Titanic européen !

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Journal hebdomadaire – 24 février 2014

Au sommaire de cette édition du 24 février 2014 :

  • L’aéroport de Nantes ne sert à rien, sauf à flatter l’égo de l’endormi de Matignon
  • Match retour pour le « Dîner de cons », cette fois c’est lui qui invite à l’Elysée
  • François Asselineau, invité de notre émission « Paroles d’Elu » veut en finir avec l’euro, l’union européenne et la soumission aux Etats-Unis
  • M. Bricolage au Salon de l’Agriculture sous haute protection et loin des agriculteurs
  • L’Ukraine partagée en deux : à l’Est les russophiles, à l’Ouest, les amis d’Hitler et de Fabius
  • Même scénario au Vénézuela : désinformation, manipulations et exactions contre le pouvoir légal
  • Syrie : un rapport du MIT devrait conduire Laurent Fabius devant la CPI à La Haye et devant la Haute Cour en France
  • « Magnifiques » : affranchis des lobbies, c’est le commentaire du président du CIO et des sportifs, sur les JO de Sotchi
  • Jean Doucet associe une fois de plus les ballets russes et la mode parisienne à l’Opéra Garnier

Journal hebdomadaire – 17 février 2014

Au sommaire de cette édition du 17 février 2014 :
• Dîner de cons à la Maison blanche : M. Bricolage invité d’honneur du couple Obama
• Rapport de la cour des comptes : tout le monde est au courant et tout le monde s’en fout
• Sacré petit pays que la Suisse, où c’est encore le peuple qui décide, envers et malgré tous
• La culture de mort progresse en Occident qui autorise désormais le meurtre de ses enfants malades
• L’Ukraine est foutue, le vampire des carpettes est dans ses rues
• Genève II se solde par un échec, l’armée syrienne reprend le contrôle de son territoire et l’Otan essaye de couler les armes chimiques en Méditerranée
• Néo colonialisme en république centre africaine, la France refuse aux africains le droit de se prendre en mains.
• 1914 année tragique pour la Russie des Tsars : tout commence dans les Balkans