Du communautarisme accélérant

 « La liberté par rapport à* constitue la formule la plus odieuse de l’esclavage puisqu’elle pousse la personne à la révolte contre Dieu, contre les valeurs traditionnelles, contre les fondements moraux et spirituels de son peuple et de sa culture. »Alexandre Douguine – La quatrième théorie politique: La Russie et les idées politiques du XXIème siècleChapitre IILe libéralisme et ses métamorphoses p. 53 à 55

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L’ordre. Conservateur et Libéral. Empire Occidental – et Soviétique. Celui d’interpréter et de vouloir incarner l’insurrection qui vient d’un point de vue strictement communautariste – ou égalementcommuniste, inversement, le communisme autocratique mythifié en anticapitalisme, mais nous pourrions intégrer une certaine forme de communisme alter-mondialiste fantasmé à la catégorie du changement, ça dépend du communisme, comme nous pourrions intégrer le Communisme primordiale de Francis Cousin à la troisième catégorie du logos que nous développerons dans notre prochain article, car le communisme est spécialement intégré au capitalisme ou est-ce le capitalisme qui a le miroir du communisme ? – en son replis, nous voulons dire par là, une façon de concevoir ladissidence et la résistance au mondialisme, comme une réflexion uniquement basée sur les critères et les aspects identitaires de cette résistance, c’est-à-dire les aspects raciaux biologiques, les aspects ethniques et tribalistes, parfois les aspects linguistiques qui explique en partie la structure mentale , les plus religieuxau sens de monothéisme, mais cela peut s’appliquer à un certain paganisme, ils y ajoutent : coutume, tradition, rituel, culte, croyance, superstition. Ce déterminisme communautariste devient un seulet même critère pour décider de la légitimité révolutionnaire d’un tel patriote potentiel ou un autre dissident opératif à combattre, de justifier sa dissidence, uniquement par ces critères qui sont un critère – surtout l’interprétation moderne de ces critères – et ce jusqu’à atteindre un tribalisme débridé qui finalement ressemble à celui de la communauté des coiffeurs – compatible avec la volonté de morcellement du système et en opposition avec l’esprit de communauté primordiale, de communauté de l’être, nous ne parlons pas de laisser libre court à un métissage de masse – babelisation – mais bien de l’Unicité trinitaire dans ladiversité cosmique des races intérieures. Exit l’universalisme desLumières.

Une essentialisation d’une société déracinée et modernisée qu’ils voient toujours comme une communauté suffisamment enracinée et traditionnelle, qu’ils justifient avec des critères modernes, tant dans l’explication de la crise que dans les solutions à lui apporter, dans la continuité d’un certain concept électif lévite de la race – du peuple caste – et dans sa définition talmudique et postmoderne acceptée, ce qui revient à la même détermination – une définition occidentale et libérale assez récente dans l’histoire des représentations sociales et raciales indo-européennes, qui fût une réhabilitation d’une représentation suprématiste et élective de la tribu-race du dieu vengeur dans le corpus athée et laïque du monde moderneatlantisé etoccidentalisé, réhabilité dans l’histoire par le biais, et du protestantisme, chose que les identitaires devraient pourtant rejeter radicalement par définition, et par celui de la philosophie desLumières, appuyé dans une certaine dérive métaphysique moderne du concept de race aryenne – Atlantéenne et/ou Hyperboréenne ? Ou doublement polaire ?- et de la théorisation scientifiquement anti-traditionnelle de cette supériorité raciale fantasmée – occidentalementunipolaire et atlantiquementanti-polaire -, à des fins de dominations, et notamment dans l’Histoire, pour légitimer la mise en esclavage, dans sa version moderne, des pauvres et la colonisation systématique des faibles tribus – par, notamment, la gauche historique française dont la droite aime à récupérer les casseroles, et nous ne parlons pas des propriétaires des bateaux – que ces esclaves – slaves – soient blancs ou noirs – nègres -, ce qui nous mène aujourd’hui à un malthusianisme mondial, un darwinisme normal, un eugénisme social parfois cautionné par cette rébellion réactionnaire, auto-administrée, par ces peuples enracinés eux-mêmes qui en sont pourtant les premières victimes, ils défendent la logique suprémaciste etoccidentale qui les a brutalement déraciné ; un racisme primaire à l’extrême de l’antiracisme institutionnel tous deux opposés à l’instinct radicalement primordial de préservation anthropologique et sacrale de sa lignée et de sa civilisation.

« Ces journalistes, dont l’humeur abjectement fouineuse ne trouve d’égal que dans leur profond analphabétisme, ignorent sans doute que les tenants actuels de la tradition occidentale – dont René Guénon et Julius Evola – sont tous d’accord pour reconnaître un antagonisme irréductible entre la civilisation de l’Atlantide et celle de l’Hyperborée, entre l’extrême Occident et l’extrême Nord. La civilisation de l’Atlantide était essentiellement magicienne, sombre et crépusculaire, lunaire, et avait suicidairement mis en jeu des formidables forces métagravitationnelles dont elle ne savait pas maîtriser – ou l’avait oublié – les hautes puissances spirituelles qui eussent pu justifier les maniements et garder le contrôle. Il est en même temps vrai que l’éthos doctrinal profond de la conscience magicienne du Tibet, sombre, hallucinée par le perpétuel combat contre les démons de l’invisible, qu’elle fût pré-bouddhique ou bien celle d’un bouddhisme transformé de l’intérieur, correspond assez à ce qu’avait dû être la vision du monde de l’Atlantide. Mais dans tous les cas le « grand nazisme occultiste » n’avait pas à s’intéresser à l’Atlantide, qu’il assimilait à la civilisation matérialiste et désacralisé d’outre-atlantique, à la face irrémédiablement décadente, finale, de l’Occident mais aux civilisations originelles de l’extrême Nord, aux souvenances immémoriales de la vision hyperboréenne du monde, limpides et solaires, héroïques, divines et divinisantes, fondées dans l’être et pourvoyeuse de liberté. Ce qui est une toute autre chose. Et l’intérêt du « grand nazisme occultiste » pour le Tibet était, lui aussi, tout autre que ne sauraient se le figurer ceux qui en parlent du dehors. » Jean Parvulesco – Le Sentier Perdu – p. 32 à 34

Mais aussi, et subtilement, cette logique communautariste moderne mène à autoriser – ou à ne pas combattre – l’usure -, nous finissons par combattre davantage les musulmans que les usuriers – nous notons qu’une certaine finance dite islamique pratique indirectement l’usure -, les traditionalistes que les racailles d’en haut et les racailles d’en bas -, sur base de la dialectique du pour combattre l’usurier il faut pratiquer l’usure, ce qui nous donne la figure du catholique libéral-patriote de Radio Courtoisie – cette définition de RC est réductrice et caricaturale à effet, car cette radio, que nous écoutons avec beaucoup d’intérêts, rassemble un large spectre de penseurs et est une radio de qualité qu’il faut écouter, nous parlons de l’ambiance générale et dominante, de l’influence non dissimulée du Club de l’Horloge dans cette radio.

L’écueil isolationniste de s’en remettre uniquement à leur famille de pensée – corps et âme – son camp-à-soi, en l’occurrence le camp national divers et varié – sa chapelle dans ce camp national -, et le projet de domination ou de prise de pouvoir de sa chappelle – en faisant de leurs mythes fondateurs des réalités historiques pour aujourd’hui et une tradition pour demain, se laissant entièrement assister par ce logiciel dans un mouvement moderne, qu’il soit de masse ou groupusculaire.

Le contraire d’un anathème n’est pas la vérité.

Le contraire de l’antiracisme institutionnel n’est pas le racisme primaire.

Dans un esprit de pure réaction donc, parfois folklorique, qui est finalement peu accompagné d’une recherche profonde et volontaire sur la cause des causes de leur asservissement. Qui prétend à une discipline exemplaire, se revendique d’une organisation quasi para-militaire, d’une abnégation guerrière, d’une éducation protocolaire, d’une camaraderie sans faille, mais ce qui reste peu observable dans les faits. Une dissidence par un communautarisme accélérateur du chaos systémique ? Un communautarisme accélérant ; rouge et noir. Bien que nous ne rejetons pas intégralement la synthèse fasciste – ou marxiste -, nous voyons là une dissidence qui au delà d’étudier cette synthèse reste potentiellement acquise aux écueils du nazisme – ou du bolchévisme -, que nous n’attribuons pas tant à la nature dunational-socialisme – ou stalinisme – qu’aux dérives historiques dues au contexte de la guerre et d’une fuite en avant provoquée. Nous intégrons également à cette catégorie les groupes qui se définissent uniquement de par leur appartenance religieuse dans la même logique communautariste, pouvant également y intégrer une part des monarchistes et de royalistes par l’aspect conservateur et classiquede cette catégorie. Une dissidence extension du libéralisme.

« Alors, en 458 av. J.-C., les Lévites frappèrent. Leur Loi était prête, ce qui n’avait en soi pas grande importance. Le Roi Perse était prêt à l’imposer pour eux, et cela était des plus important alors, et encore actuellement.

Pour la première fois, la secte dirigeante accomplit le prodige qu’ils ont depuis réussi à maintes reprises : par quelque moyen, ils persuadèrent un dirigeant étranger, qui était leur prétendu maître et selon toutes apparences extérieures, un potentat puissant par lui-même, à mettre ses soldats et son argent à leur disposition. En ce jour de 458 av. J.-C., les Judaïtes de Jérusalem furent finalement coupés de l’humanité et asservis d’une manière qu’ils n’avaient jamais connue à Babylone. Ce fut le véritable « début de l’affaire ».

L’histoire est racontée dans les livres d’Esdras et de Néhémie, les émissaires lévitiques de Babylone qui furent envoyés à Jérusalem pour imposer la loi d’Ézéchiel. Esdras, de la haute-prêtrise, alla de Babylone à Jérusalem avec quelque 1500 disciples.

Il venait au nom du roi perse Artaxerxès à-lalongue-main, avec des soldats perses et de l’or perse.

Il arriva exactement comme le Dr Chaim Weizmann arriva en Palestine en 1917, soutenu par les armes britanniques et l’or britannique, et en 1947, soutenu par l’argent et la puissance américains. Juridiquement, Esdras était un émissaire perse (juridiquement, le Dr Weizmann, un juif né russe, était un émissaire britannique en 1917).

Quels moyens la secte trouva-t-elle pour plier le roi Artaxerxès à sa volonté, nul ne pourrait le découvrir actuellement ; après le roi Cyrus, il était le second potentat à jouer le rôle du pantin, et à notre époque cet empressement est devenu un critère de sélection rigoureux pour les affaires publiques. Esdras avait emporté la nouvelle Loi raciale avec lui. Il l’imposa d’abord à ses propres compagnons de voyage, n’autorisant à l’accompagner que ceux qui pouvaient prouver qu’ils étaient de descendance judaïte, ou Lévites.

Quand il arriva à Jérusalem, il fut « rempli d’horreur et de désarroi » (nous dit le Dr Kastein) en voyant la prédominance des mariages mixtes. Les Judaïtes étaient en train de trouver le bonheur à leur manière ; « en tolérant le croisement avec les tribus voisines, ils avaient établi des relations paisibles basées sur les liens familiaux ». Le Dr Kastein (qui était tout aussi horrifié par ce tableau de nombreux siècles plus tard) doit admettre que les Judaïtes, par ces mélanges, « observaient leur tradition telle qu’elle était comprise à l’époque » et ne violaient aucune loi connue d’eux. Esdras apporta la nouvelle Loi d’Ézéchiel, qui une nouvelle fois supplanta la « tradition » ancienne. Dans son statut d’émissaire du roi de Perse, il fit rassembler les Jérusalémites et leur dit que tous les mariages mixtes devaient être dissous ; dès lors, les « étrangers » et tout ce qui était étranger devaient être rigoureusement exclus. Une commission de sages fut mise en place pour défaire tous les liens maritaux qui avaient été forgés, et donc pour détruire les « relations paisibles basées sur les liens familiaux ».

Le Dr Kastein nous dit que « la mesure d’Esdras était sans aucun doute réactionnaire ; elle conférait la dignité d’une loi à un décret qui à cette époque n’était pas inclus dans la Torah » (que les Lévites, à Babylone, étaient encore en train de rédiger).

L’utilisation du mot « dignité » par le Dr Kastein présente un intérêt à ce propos ; son livre fut publié à Berlin l’année où Hitler promulgua exactement le même genre de loi, vingt-quatre siècles plus tard ; elle fut à l’époque qualifiée d’ « infâme » par les sionistes, et les armées occidentales, prenant le rôle inverse des soldats perses de 458 av. J.-C., furent mobilisées pour la détruire !

La conséquence de cet acte était naturelle, en 458 av. J.-C. comme en 1917 ap. J.-C. : les peuples voisins furent outragés et alarmés par cette innovation inouïe. Ils virent la menace que cela leur posait, et ils attaquèrent Jérusalem, démolissant le symbole de l’infériorité dont on les avait affublés – à savoir, les murs de cette ville. Entre-temps, Esdras, comme n’importe quel sioniste du XXe siècle, était manifestement retourné chez lui à l’étranger, car une fois de plus la structure artificielle commença à s’écrouler et les tendances naturelles resurgirent : les intermariages reprirent et menèrent de nouveau à des « relations paisibles basées sur les liens familiaux ».

Seul l’usage de la force peut empêcher que ce genre de choses n’arrive. Treize ans plus tard, en 445 av. J.-C., les sages de Babylone frappèrent encore.

Néhémie était un autre personnage, aussi typique de notre siècle que de cette époque à Babylone. Il était de descendance judaïte et était haut placé dans les faveurs du roi perse (de même qu’aujourd’hui, les « conseillers » sionistes se tiennent habituellement à la droite des Premiers ministres britanniques et des présidents américains ; le parallèle ne pourrait être plus étroit). Il était l’échanson d’Artaxerxès lui-même. Il arriva de Babylone à Jérusalem muni du pouvoir dictatorial et avec assez d’hommes et d’argent pour re-fortifier la ville (aux frais des Perses ; le parallèle avec aujourd’hui continue), et ainsi elle devint le premier véritable ghetto. C’était un ghetto vide, et quand les murs furent prêts, Néhémie ordonna qu’un dixième des Judaïtes soit tiré au sort pour y résider.

La race devint donc le principe suprême de la Loi, même si ce principe n’était pas encore rédigé. Les adorateurs de Jéhovah qui ne purent convaincre les officiels perses et les sages lévites qu’ils descendaient de Juda par Benjamin ou Lévi furent rejetés « avec horreur » (le Dr Kastein). Chaque homme dut établir « la pureté incontestable de sa souche » d’après les registres des naissances (le décret hitlérien du XXe siècle sur les grands-mères aryennes était moins extrêmiste). Puis, en 444 av. J.-C., Néhémie chargea Esdras de formuler l’interdit sur les mariages mixtes dans la Torah, pour qu’enfin ce qui avait été accompli fasse partie de la « Loi » aux multiples modifications (et David et Salomon furent sans doute bannis à titre posthume). Les chefs de clans et de familles furent rassemblés et enjoints de signer un pacte selon lequel eux-mêmes et leurs gens observeraient toutes les lois et jugements de la Torah, avec un accent particulier sur cette nouvelle loi.

Dans le Lévitique, on fit l’insertion nécessaire : « Je t’ai coupé des autres peuples pour que tu sois à moi ». Dès lors, aucun Judaïte ne pourrait se marier en dehors de son clan, sous peine de mort ; tout homme se mariant à une femme étrangère commettait un péché contre Dieu (Néhémie, 13:27 ; ceci est la loi de l’État sioniste aujourd’hui). Les « étrangers » furent défendus d’entrer dans la ville, afin que les Judaïtes « puissent être purifiés de tout ce qui était étranger ». Néhémie et Esdras furent tous les deux des témoins oculaires. Néhémie est le narrateur idéal et incontestable : il était là, il était le dictateur, ses actes étaient l’acte. Il raconte que quand Esdras lut pour la première fois cette nouvelle Loi aux Jérusalémites : « Toute la foule pleura quand elle entendit les paroles de la Loi ». » Douglas Reed – La Controverse de Sion Chap. VI La foule pleurait p. 61 à 63

Par le concept de communautarisme accélérant, nous entendons ici, les courants dissidents ou autres groupes sociétaux qui correspondent à cette idée de lobbyisme et de replis communautaire, et que nous devons intégrer pour expliquer cette catégorie car elle est caractéristique du Grand jeu des oppositions nécessaires au bonfonctionnement du Libéralisme triomphant.

Ils proposent une vision péjorativement identitaire et abusivementcommunautaire de la société, un lobbyisme culturel, racial et/ou religieux en opposition avec le concept naturel de communauté enracinée – à sa place et qui comprend naturellement son histoire et son identité s’en en faire un chauvinisme ou une politique unique – et avec le concept d’assimilation à la française, une vision tribale donc, de séparation à l’anglo-saxonne, séparation sur un même espace géographique, et donc une vision réductrice des groupes sociaux et culturels constitués aujourd’hui, et ce dans toutes leurs échelles géographiques et tous leurs plans philosophiques, tout ce qu’implique en terme de division cet éternel retour au tribalisme en germe dans de nombreuses idéologies et philosophies politiques modernes.

Une position que nous qualifierons – pour que la chose soit entendue nous utiliserons une image claire – de néo-réactionnaire, autrement dit, une position conservatrice de réaction, en opposition avec un conservatisme révolutionnaire qui s’inspire donc, de la Traditionaristo-platonicienne, guéno-évolienne.

« Une « opposition nationale » inexistante, de pure frime.

Et il n’est même pas impossible que l’épreuve de force entre la social-démocratie au pouvoir et les forces de contestation qui vont s’élever alors contre l’ « état de fait » puisse prendre aussi tôt les allures d’une guerre civile, les choses apparaissent ainsi d’autant plus étranges que les forces de contestation se levant contre la dictature à la fois sournoise et totalitaire de la social-démocratie seront tout à fait inconnues, n’ayant encore fait état, ouvertement, de leur existence, et ne manifestant donc aucune relation avec ce qu’on appelle, sans doute par dérision, l’ « opposition nationale » – soi-disant « gaulliste » – et autres formations de la même frime, salement complices, à la traîne, et dans l’imitation honteuse du pouvoir en place – « opposition nationale » dont les positions affichées font ouvertement assaut d’allégeance aux mots d’ordre de la conspiration mondialiste se tenant présente dans l’ombre.

D’autre part, il faudra aussi que le déclenchement de la campagne, à Moscou, en faveur du projet de l’axe Paris-Berlin-Moscou, coïncide en quelque sorte avec l’apparition soudaine, et avec la prise de pouvoir présidentiel par l’ « homme providentiel », par « celui que l’on attend », de manière à ce que l’on puisse être certains de l’attitude du gouvernement russe à ce sujet. Le gouvernement de Moscou devant alors, en effet, s’emparer de la pétition en cours pour le projet de l’axe Paris-Berlin-Moscou, pour en faire son propre cheval de bataille, au niveau propre de la « grande politique ». L’affaire devant être ne dernière instance traitée d’Etat à Etat entre la Russie, la France et l’Allemagne. » Jean Parvulesco – La confirmation boréale – Chapitre La stratégie contre-mondialiste de l’axe Paris-Berlin-Moscou – page 307 à 308

Ils importent en réalité, voire paradoxalement, le modèle anglo-saxon du cosmopolitisme et de la séparation sur un même sol, contre le modèle français de l’enracinement et de l’assimilation. Modèle français qui aurait échoué ? Nous pensons qu’il n’a jamais réellement vu le jour et pu s’exprimer intégralement, phagocyté par les Lumières et lecapitalisme libéral, admettre que ce modèle aurait échoué, c’est admettre la victoire des Lumières et du capitalisme libéral. La construction des banlieues dortoirs ethniques est déjà incompatible avec le modèle français. Ils prônent donc un système d’élection soit socio-économique, soit raciale, soit divine, et parfois des trois à la fois – de la domination économique – incarnée par les princes du sionisme et de la haute franc-maçonnerie de subversion – ou a contrario du combat ethnique – incarné également par les identitairespour la sphère populaire de ces portées contre-initiatiques. Soit pour maintenir cette domination, la confirmer, soit pour jouer le rôle d’opposition nécessaire à cette domination à travers les luttes sociales et sociétales. Certains de ces groupes se revendiquent d’une certaine dissidence ou d’un certain engagement politique militant de type Troisième voie, d’autres ont leur part et font partie du paysagepolitico-médiatique, et d’autres encore expriment les dominations visibles. Nous pensons que prôner un lobbyisme communautaire pour résister au système du Divide et Impera est, au delà d’admettre un certain triomphe du Libéralisme, une contradiction en soi qui mène à ce que ces courants dissidents du communautarisme accélérantredoutent, et qu’en finalité, ils ne participent qu’à renvoyer la balle au tribalisme institutionnel du CRIF, des Indigènes de la République ou encore de la LICRA.

Nous pouvons donc distinguer quatre grandes familles pour illustrer cet écueil du communautarisme accélérant : Les identitaires de laReconquista – les professionnels de l’antiracisme institutionnel – les éternels immigrés – Les lobbys rentiers du communautarisme victimaire. Les uns se mêlant aux autres et les autres étant parfois une émanation direct des uns.

Il n’y a qu’une communauté en France, et elle est la communauté des français, aux français à définir ce qu’est traditionnellement un français. La France, et il devrait en aller de même pour les autres pays européens, n’en reconnaît aucune autre. C’est cette reconnaissance même qui constitue l’échelle de la nation. Dénoncer le lobbyisme communautaire, qu’il soit économique, social, de genre, racial ou religieux, ne doit pas avoir pour but de l’imiter pour le circonvenir mais a pour objectif de l’abolir sans le cloner pour y parvenir et de revenir à une certaine Tradition, d’en finir avec ce règne des minorités comme nous devrions en finir avec les partis et les faux clivages qu’ils génèrent, à partir du moment où un modèle est imiter et que nous n’existons plus que contre ce modèle, ce modèle a déjà gagné. Le concept même de lobbyisme étant un concept propre à l’esprit de la modernité.

L’identitaire sincère, mais néo-réactionnaire plutôt que radical, qui ignorerait ou ne prendrait pas en compte le point de vue de laTradition comme point de repaire authentiquement anticapitaliste, prendrait également le risque de participer de la même logique libérale de la La liberté par rapport à* et d’aider à faire aboutir les buts idéologiques originels compris dans le concept du règne des minoritésmorcellement du tout, dont il ne devient qu’un acteur, un intermédiaire de plus.

* « LA LIBERTÉ PAR RAPPORT A 

Tous les principes de la philosophie du libéralisme et ce nom lui-même sont fondés sur la thèse de la « liberté » – « liberty ». De plus, les philosophes libéraux eux-mêmes (en particulier, John Stuart Mill) soulignent que la « liberté » qu’ils défendent est une notion strictement négative. Qui plus est, ils établissent une distinction entre la liberté par rapport à (quelque chose) et la liberté de (faire quelque chose), en proposant d’utiliser pour ces eux concepts deux mots différents en anglais : « liberty » et « freedom ». « Liberty » sous-entend la liberté par rapport à quelque chose, d’où tire précisément son origine le terme « libéralisme ». Les libéraux se battent bel et bien pour cette liberté qu’ils défendent. Quant à la « liberté de », c’est-à-dire le sens et le but de la liberté, les libéraux gardent le silence, estimant que chaque individu peut lui-même trouver une application à cette liberté – tout comme n’en chercher aucune application. Il s’agit d’une question de choix privé, qui n’apparait pas comme une valeur politique ou idéologique.

Au contraire, la « liberté par rapport à » est décrite en détail  et revêt un caractère dogmatique. Les libéraux proposent donc de se libérer :

– de l’État et de son contrôle sur l’économie, la politique, la société civile,

– de l’église et de ses dogmes, 

– des systèmes de groupes sociaux constitués (ordres),

– de toute forme d’économie communautaire,

– de toute tentative de redistribuer, fût-ce par des instances de l’État ou de la société, les résultats du travail matériel ou immatériel (selon la formule du libérale Philippe Nemo, disciple de Hayek : « la justice sociale est profondément amorale »),

– de l’appartenance ethnique,

– de toute identité collective.

On peut penser avoir affaire à quelque version de l’anarchisme mais cela n’est pas tout à fait le cas. Les anarchistes, du moins tels que Proudhon, posent comme alternative à l’État le travail libre en communauté avec collectivisation complète de ses produits et se prononcent fermement contre la propriété privée, tandis que les libéraux, au contraire, voient dans le marché et la propriété privée sacrée le gage de la réalisation de leur modèlesocio-économique optimum. En outre, considérant théoriquement que l’État doit tôt ou tard dépérir, après avoir cédé la place au marché, mondial et à la société civile mondiale, les libéraux, en vertu de considérations pragmatiques, soutiennent que l’État, s’il est de nature démocrate bourgeoise, contribue au développementdu marché, garantit à « la société civile » sécurité et protection contre ses voisins agressifs, prévenant ainsi »la guerre de tous contre tous » (T.Hobbes).

Pour le reste, les libéraux vont assez loin, niant pratiquement toutes les institutions sociopolitiques traditionnelles, jusqu’à la famille ou l’appartenance sexuelle. Dans les cas extrêmes les libéraux se prononcent non seulement pour la liberté de l’avortement, mais aussi pour la liberté de l’appartenance sexuelle (en soutenant les droits des homosexuels, des transsexuels, etc.). La famille, du même que les autres formes de lien social, sont considérées comme des phénomènes purement contractuels qui, tout comme comme les autres « entreprises », sont conditionnés par des accords juridiques.

En somme, le libéralisme insiste non seulement sur la « liberté par rapport » aux Traditions, au sacré (si on évoque les formes passées de la société traditionnelle), mais aussi sur « la liberté par rapport » aux socialisations et aux redistributions, sur lesquelles mettent l’accent les idéologies politiques de gauche – socialiste et communiste – (si l’on considère les formes politiques contemporaines du libéralisme ou prétendant même le remplacer). »Alexandre Douguine – La Quatrième théorie politique: La Russie et les idées politiques du XXIème siècle – Chapitre II Le libéralisme et ses métamorphoses – p. 39 à 41

Ces groupes, dans leur écrasante majorité, ne font – toujours – pas la distinction, ou n’ont pas envie de la faire, entre le métissage – qu’ils le vendent comme stratégie de destruction de l’autre ou le dénoncent fermement même dans ses expressions naturelles – et le processus mondialiste du métissage forcé, la babelisation – voir les travaux Pierre Hillard – sur lequel ils s’appuient tout de même pour nourrir leurs nostalgies et un folklore incapacitant – dans l’idée générale de la société de l’indistinction, ethnique ou des sexes, des élites mondialistes uniformisantes, qui elles préservent leur patrimoineplus apatride que cosmopolite férocement.

D’une manière globale, ces groupes sont souvent formés idéologiquement et organisés politiquement, en tout cas ils ont des objectifs. Ils s’appuient et s’affrontent, entre eux, dans le cadre de l’ethnicisation de la crise et autours de la théorie du choc des civilisations dans sa version synthétique, Hungtingtonienne, mais aussi dans la négation totale ou l’exagération de ces phénomènes, et des phénomènes de l’immigration et de l’islamisation plus particulièrement.

Nous avons déjà évoquerons l’idée de Choc des civilisations naturel et Choc de civilisation synthétique dans un prochain article : La lutte des classes, pas l’ethnicisation de la crise.

« Contrairement aux allégations de Samuel Huntington, l’orthodoxie ne représentera pas, à l’heure des retrouvailles grand-continentale eurasiatiques des nôtres, une ligne de rupture infranchissable: au contraire, la mobilisation transcendantale de l’ethos européen abyssal provoquée par la tentative américaine d’assujettissement du Grand Continent fera que l’Europe catholique de l’Ouest et que l’Europe orthodoxe de l’Est y retrouveront , providentiellement, l’unité antérieure d’une même foi et d’un même destin. Unité impériale, foi impériale et destin impérial, encore une fois et, cette foi-ci, définitivement. » Jean Parvulesco

Certains de ces groupes se préparent concrètement à la possibilité d’un effondrement économique ou d’un affrontement politique – à la différence des purs alter-mondialistes, néanmoins, nous connaissons et avons déjà relevé la filiation entre l’antiracisme institutionnel et l’alter-mondialisme – : la ShoahBAD, la whiteBAD, l’islamaBAD, la matriaBAD, etc.

Nous distinguerons le concept d’éco-village et le concept de Base Autonome Durable. Le concept de Survivalisme apocalyptique à l’américaine et le concept leVivalisme pragmatique à la française,celuidu bon sens paysan.

Leurs démarches semblent être totalement opposées en leurs extrémités, ils s’affrontent, mais se répondent et convergent vers l’affrontement final souhaité parle système et son messianisme synthétique – de la guerre globale pour l’énergie et dans la stratégie du Divide ut regnes des entités contre-iniatiquesDivide ut regnespré-requis à l’ Ordo ab Chao souhaité par tout ce qui est viscéralement antitraditionnel -, c’est ce dialogue de sourds utiles qui est aussi l’axe principal de l’inertie à l’intérieur de la dissidence.

La question raciale étant sans doute la question à laquelle il est le plus ardu de répondre avec le soucis du juste milieu grec et dans ce paradigme de l’antiracisme institutionnel ou du racisme institutionnel.

L’espoir – même si l’Histoire n’est pas une mathématique de l’espérance, et que ce qui va suivre est volontairement bancale à des fins subtiles et subliminales de pédagogie par l’absurde – est que, à force, leurs volontés, qui participent clairement de nos inerties, s’annulent idéologiquement entre elles, et ne permettent pas des adhésions suffisantes, à soit leur développement, soit leur victoire. Par exemple, un sans-frontièrisme intégral – servant le mondialisme – contre un indépendantisme régional pro-UE – servant le mondialisme -, s’annulent sur le plan des idées, ou en tout cas se confondent puisque fondamentalement ils reviennent à réaliser le même projet. Ce qui est certain c’est qu’elles s’entrechoquent, mais aussi se fatiguent, s’usent et s’épuisent. Cette approche peut paraître ne participer d’aucune logique, mais bientôt, les questions seront plus simples, plus radicales et beaucoup plus pragmatiques, l’idée est que la masse, forcée de se réveiller, sera déjà pré-épuiséedélavéepar ces longues conversations et répondra en premier lieu à des questions élémentaires telles que Boire, Manger, se Loger et se Chauffer, et ce, de façonlocale et concentrique. Gardez vos forces. Ce qui n’exclut pas, que les questions ethniques et/ou religieuses servent d’excuses à des adversités rentables financièrement et confortables intellectuellement, que ces communautarismes modernes se durcissent plus nous avancerons dans l’austérité ou assisterons à un effondrement économique, ce qui apportent des conséquences similaires, et ne fait varier que l’intensité de cet axiome déjà en activité.

Ils sont donc dans des stratégies de maintien de leur domination ou de maintien de leur rôle d’opposition – parfois rentable, souvent même bénévole – à court terme. Le lobby communautaire juif, le lobby néo-colonial des droits-de-l’homme, les suprémacistes rabiques, les chefs religieux auto-proclamés de l’Islam de marché, les identitaires de la Reconquista, l’Église conciliaire et les chevaliers des Églises dites traditionnelles ou évangélistes, d’autant de parts du grand bazar politique, incarnent tous une vision d’élu et non l’universalité de leurs livres et mythes fondateurs, pour certains, car le tribalisme est en germe chez beaucoup.

Nous leur conseillons fortement de lire Michel Drac sur La question raciale et d’entendre les nombreuses références au sein de la dissidence qui parlent du conflit de civilisations comme stratégie militaire, comme Ameyric Chauprade et son site Réalpolitik.tv.

Par exemple, être Celte, c’était parler la langue Celtique et non pas appartenir à un groupe ethnique – régional à l’époque – spécifique et précis, sinon de fait. La prérogative de la race n’était pas formulée par le corpus Celte par cette façon épidermique de la supériorité raciale, sans doute parce que des phénomènes telles l’immigration de masse n’existaient pas ou que l’assimilation était une cause naturelle à la survie individuel, mais aussi parce que la définition traditionnelle de la race et de la caste était autre et admise par l‘humanité entière à l’unanimité plénière en la conception anthropologique des civilisationsancestralement constituées loin des tautologies modernes sur l’évidence des adaptations climatiques, on appartenait à un groupe ethnique de facto, on ne se posait pas la question. Avant existait un racisme de castes. Ensuite de classes. Le racisme ethnique au sens de supériorité d’une race est totalement moderne, une réaction à l’invention de la guerre des classes et amène à la montée des tensions communautaires voulues par les élites mondialistes: l’ ethnicisation de la crise. La crise économique mondiale, ce coup d’état contre-initiatiqueglobal.

« Nombre de politologues ont tenté d’identifier ou de lier le XXème siècle et l’apparition du conservatisme fondamental au fascisme. Louis Pauwels et Jacques Bergier, auteurs de l’ouvrage « Le matin des magiciens », ont écrit que « le fascisme est le guénonisme, plus des divisions blindées. » Cela est tout à fait inexact. Nous avons vu que le fascisme constitue plutôt une philosophie de l’époque moderne qui apparaît dans une large mesure contaminée par des éléments de la société traditionnelle mais qui ne s’élève ni contre le moderne ni contre le temps. Qui plus est, aussi bien Guénon qu’Evola ont très fermement critiqué le fascisme.

Guénon et Evola ont produit dans leurs travaux une description exhaustive de la position fondamentaliste conservatrice. Ils ont décrit la société traditionnelle comme un idéal hors du temps, et le monde contemporain (moderne) et ses principes fondamentaux comme le produit de la chute, de la dégradation, de la dégénérescence, du changement de castes, de la dissolution de la hiérarchie, du transfert de l’attention du spirituel vers le matériel, du céleste vers le terrestre, de l’éternel vers le provisoire, etc. Les positions des traditionalistes se caractérisent par leur apparence structurée et leur ampleur. Leurs théories peuvent servir de modèle au paradigme conservateur dans sa plus pure expression. » Alexandre Douguine – La Quatrième théorie politique : La Russie et les idées politiques du XXIème siècle – Chap. VQu’est-ce que le conservatisme ?, Le conservatisme fondamental : le traditionalisme – page 89

Et la Tradition dans tout ça ?

Si nous réduisons au maximum l’opposition interne au différents groupes qui composent la catégorie du communautarisme accélérant, dans ce paradigme de la démocratie représentative de marché et d’opinion, nous pourrions illustrer cette réduction par l’affrontement mythique de l’internationale bolchevique contre l’internationale fasciste, opposition nécessaire, manipulée par le messianisme sioniste, chapeauté et même financé par le Libéralisme triomphantsur le ring de la République mondial des démocraties d’ingérences, ce progressisme systémique de la fatalité comme horizontalité mortifère. Nous croyons que le fascisme, est non seulement, typiquement italien, n’est pas exportable, mais ne peut pas être reproduit en tant que tel, même en Italie, car cette théorie politique est morte, ou a été avalée par le libéralisme en 1945 et digérée par le trou noir bruxellois, comme le communisme est totalement mort à la chute du mur Berlin, en 1991. Il n’est pas innocent, que laCasapound reformule le fascisme, l’adapte au réel, nous espérons le dépasse et participera de la construction d’une Quatrième théorie politique. Ces aventures politiques – le communisme et le fascisme – sont dépassées et anachroniques. Cette opposition permanente entre ces théories zombies  empêche subtilement l’existence même du point de vue de la Tradition primordiale – traditionalisme,pèrennialisme. La seule évocation de la Tradition Primordiale, qui s’oppose intrinsèquement à toutes nostalgies de théories modernes et folkloriques, fait frémir le libéralisme car elle émiette cette opposition nécessaire à son bon fonctionnement. La guerre idéologique entre le Rouge et le Noir empêche également la construction d’une Quatrième théorie politique, qui nous pensons a tout à voir avec un certain anticapitalisme autonome et authentiquement révolutionnaire que nous recherchons, qui réconcilie les analyses marxistes de la lutte des classes, l’approche nationale-socialiste de la lutte contre le mondialisme et la critique radicale du libéralisme par le traditionalisme.

Pour certains, leurs visions du monde, qu’elles soient rationnelles ou métaphysiques, sont absolument manichéennes et relèvent toujours de ce dualisme transcendantal évoqué par Alain Soral pour expliquer les deux grandes tendances philosophiques, inconscientes, dans le comportement, l’approche, des militants de la dissidence française – au sens élargit du terme – dans leurs analyses et réactions. Un anticapitalisme conséquent serait, en opposition, d’un certainmonisme dialectique. Mais cette remarque vaut pour l’ensemble des dissidents et ne s’attachent pas qu’aux communautaristes, peut être plus particulièrement tout de même dans leurs entêtements et marches arrières.

La question ethnique et la question de l’enracinement sont primordiales pour la compréhension du bien commun, pour définir le peuple, un peuple avec une identité alors apte à se défendre du libéralisme, mais il ne s’agit pas de traiter ces questions dans le cadre d’une réhabilitation permanente du tribalisme, de la supériorité d’une race, caractéristique de ces apatrides qui asservissent les peuples enracinés. Ce qui revient à vouloir ce qu’ils veulent. Ce qui revient à leur donner raison. Une nouvelle fois.

Leur référence ultime pourrait être Otto Ilitch Oulianov ou Vladimir von Bismarck.

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René Guénon « L’INFLUENCE ALLEMANDE »  (chapitre supprimé):

« Ce chapitre fut publié dans l’édition originale de l’Introduction générale à l’étude des doctrines hindoues (Marcel Rivière, Paris, 1921), puis supprimé des rééditions ultérieures. Il constituait le Chapitre II (IVe partie, pp. 287-293 ) »

« Il est assez curieux de remarquer que les premiers indianistes, qui étaient surtout des Anglais, sans faire preuve d’une compréhension bien profonde, ont dit souvent des choses plus justes que ceux qui sont venus après eux; sans doute, ils ont commis aussi bien des erreurs, mais qui du moins n’avaient pas un caractère systématique, et qui ne procédaient pas d’un parti pris, même inconscient.

La mentalité anglaise, certes, n’a aucune aptitude aux conceptions métaphysiques, mais elle n’a non plus aucune prétention à cet égard, tandis que la mentalité allemande, qui n’est pas mieux douée au fond, se fait les plus grandes illusions; il n’y a, pour s’en rendre compte, qu’à comparer ce que les deux peuples ont produit en fait de philosophie.

L’esprit anglais ne sort guère de l’ordre pratique, représenté par la morale et la sociologie, et de la science expérimentale, représentée par la psychologie dont il fut l’inventeur; quand il s’occupe de logique, c’est surtout l’induction qu’il a en vue et à laquelle il donne la prépondérance sur la déduction.

Au contraire, si l’on considère la philosophie allemande, on n’y trouve que des hypothèses et des systèmes à prétentions métaphysiques, des déductions à point de départ fantaisiste, des idées qui voudraient passer pour profondes alors qu’elles sont simplement nébuleuses; et cette pseudo-métaphysique, qui est tout ce qu’il y a de plus éloigné de la métaphysique vraie, les Allemands veulent la retrouver chez les autres, dont ils interprètent toujours les conceptions en fonction des leurs propres: ce dernier travers n’est nulle part plus invincible que chez eux, parce que nul autre peuple n’a une tournure d’esprit aussi étroitement systématique.

D’ailleurs, les Allemands ne font en cela que pousser à l’extrême des défauts qui sont communs à toute la race européenne: leur orgueil national les conduit à se comporter en Europe comme les Européens en général, infatués de leur supériorité imaginaire, se comportent dans le monde entier; l’extravagance est la même dans les deux cas, avec une simple différence de degré.

Il est donc naturel que les Allemands s’imaginent que leurs philosophes ont pensé tout ce qu’il est possible aux hommes de concevoir, et sans doute croient-ils faire un grand honneur aux autres peuples en assimilant les conceptions de ceux-ci à cette philosophie dont ils sont si fiers.

Cela n’empêche que Schopenhauer a ridiculement travesti le bouddhisme en en faisant une sorte de moralisme « pessimiste », et qu’il a donné la juste mesure de son niveau intellectuel en cherchant des « consolations » dans le « Vêdânta »; et nous voyons, d’autre part, des orientalistes contemporains comme Deussen prétendre enseigner aux Hindous la vraie doctrine de Shankarâchârya, à qui ils prêtent tout simplement les idées de Schopenhauer !

C’est que la mentalité allemande, par là même qu’elle est une forme excessive de la mentalité occidentale, est à l’opposé de l’Orient et n’y peut rien comprendre; comme elle a pourtant la prétention de le comprendre, elle le dénature forcément: de là ces fausses assimilations contre lesquelles nous protestons en toute occasion, et notamment cette application aux doctrines orientales des étiquettes de la philosophie occidentale moderne.

Quand on est incapable de faire de la métaphysique, le mieux est assurément de ne pas s’en occuper, et le positivisme, malgré tout ce qu’il a d’étroit et d’incomplet, nous paraît encore bien préférable aux élucubrations de la pseudo-métaphysique.

Le plus grand tort des orientalistes allemands est donc de ne pas se rendre compte de leur incompréhension, et de faire des travaux d’interprétation qui n’ont aucune valeur, mais qui s’imposent à toute l’Europe et parviennent très facilement à y faire autorité, parce que les autres peuples n’ont rien à y opposer ou à mettre en comparaison, et aussi parce que ces travaux s’entourent d’un appareil d’érudition qui impressionne fortement les gens qui ont pour certaines méthodes un respect poussé jusqu’à la superstition.

Ces méthodes, du reste, sont également d’origine germanique, et il serait tout à fait injuste de ne pas reconnaître aux Allemands les qualités très réelles qu’ils possèdent sous le rapport de l’érudition: la vérité est qu’ils excellent dans la composition des dictionnaires, des grammaires, et de ces volumineux ouvrages de compilation et de bibliographie qui n’exigent rien de plus que de la mémoire et de la patience; il est extrêmement regrettable qu’ils ne se soient pas entièrement spécialisés dans ce genre de travaux fort utiles à consulter à l’occasion, et qui, chose appréciable, épargnent des pertes de temps à ceux qui sont capables de faire autre chose.

Ce qui n’est guère moins regrettable, c’est que ces mêmes méthodes, au lieu de rester l’apanage des Allemands, au tempérament desquels elles étaient particulièrement adaptées, se soient répandues dans toutes les universités européennes, et surtout en France, où elles passent pour être seules « scientifiques », comme si la science et l’érudition étaient une seule et même chose; et, en fait, comme conséquence de ce déplorable état d’esprit, l’érudition en arrive à usurper la place de la science véritable.

L’abus de l’érudition cultivée pour elle-même, la croyance fausse qu’elle peut suffire à donner la compréhension des idées, tout cela, chez les Allemands, peut encore se comprendre et s’excuser dans une certaine mesure; mais, chez des peuples qui n’ont point les mêmes aptitudes spéciales, on ne peut plus y voir que l’effet d’une servile tendance à l’imitation, signe d’une décadence intellectuelle à laquelle il serait grand temps de porter remède, si l’on ne veut la laisser se transformer en une déchéance définitive.

Les Allemands s’y sont pris fort habilement pour préparer la suprématie intellectuelle qu’ils rêvaient, en imposant à la fois leur philosophie et leurs méthodes d’érudition; leur orientalisme est, comme nous venons de le dire, un produit de la combinaison de ces deux éléments.

Ce qui est remarquable, c’est la façon dont ces choses sont devenues des instruments au service d’une ambition nationale; il serait assez instructif, à cet égard, d’étudier comment les Allemands ont su tirer parti de la fantaisiste hypothèse de l’ « âryanisme », qu’ils n’avaient d’ailleurs point inventée.

Nous ne croyons point, pour notre part, à l’existence d’une race « indo-européenne », même si l’on veut bien ne pas s’obstiner à l’appeler « âryenne », ce qui n’a aucun sens; mais ce qui est significatif, c’est que les érudits allemands ont donné à cette race supposée la dénomination d’« indo-germanique », et qu’ils ont apporté tous leurs soins à rendre cette hypothèse vraisemblable en l’appuyant de multiples arguments ethnologiques et surtout philologiques.

Nous ne voulons point entrer ici dans cette discussion; nous ferons seulement remarquer que la ressemblance réelle qui existe entre les langues de l’Inde et de la Perse et celles de l’Europe n’est nullement la preuve d’une communauté de race; il suffit, pour l’expliquer, que les civilisations antiques que nous connaissons aient été primitivement apportées en Europe par quelques éléments se rattachant à la source d’où procédèrent directement les civilisations hindoue et perse.

On sait, en effet, combien il est facile à une infime minorité, dans certaines conditions, d’imposer sa langue, avec ses institutions, à la masse d’un peuple étranger, alors même qu’elle y est ethniquement absorbée en peu de temps: un exemple frappant est celui de l’établissement de la langue latine en Gaule, où les Romains, sauf dans quelques régions méridionales, ne furent jamais qu’en quantité négligeable; la langue française est incontestablement d’origine latine à peu près pure, et pourtant les éléments latins ne sont entrés que pour une bien faible part dans la formation ethnique de la nation française; la même chose est d’ailleurs vraie pour l’Espagne.

D’un autre côté, l’hypothèse de l’« indo-germanisme » a d’autant moins de raison d’être que les langues germaniques n’ont pas plus d’affinité avec le sanskrit que les autres langues européennes; seulement, elle peut servir à justifier l’assimilation des doctrines hindoues à la philosophie allemande ; mais, malheureusement, cette supposition d’une parenté imaginaire ne résiste pas à l’épreuve des faits, et rien n’est en réalité plus dissemblable qu’un Allemand et un Hindou, intellectuellement aussi bien que physiquement, si ce n’est même plus encore.

La conclusion qui se dégage de tout cela, c’est que, pour obtenir des résultats intéressants, il serait nécessaire de se débarrasser tout d’abord de cette influence qui, depuis trop longtemps, pèse si lourdement sur l’orientalisme; et, bien qu’il ne soit guère possible à certaines individualités de s’affranchir de méthodes qui constituent pour elles des habitudes mentales invétérées, nous voulons espérer que, d’une façon générale, les récents évènements seront une occasion favorable pour cette libération.

Cependant, que l’on comprenne bien notre pensée: si nous souhaitons la disparition de l’influence allemande dans le domaine intellectuel, c’est que nous l’estimons néfaste en elle-même, et indépendamment de certaines contingences historiques qui n’y changent rien ; ce ne sont donc pas ces contingences qui nous font souhaiter que l’influence en question disparaisse, mais il faut profiter de l’état d’esprit qu’elles ont déterminé.

Dans l’ordre intellectuel, le seul dont nous nous occupions ici, les préoccupations sentimentales n’ont pas à intervenir; les conceptions allemandes valent aujourd’hui exactement ce qu’elles valaient il y a quelques années, et il est ridicule de voir des hommes qui avaient toujours professé une admiration sans bornes pour la philosophie allemande se mettre brusquement à la dénigrer sous prétexte d’un patriotisme qui n’a rien à voir en ces choses; au fond, cela ne vaut guère mieux que d’altérer plus ou moins consciemment la vérité scientifique ou historique pour des motifs d’intérêt national, ainsi qu’on le reproche précisément aux Allemands.

Pour nous, qui ne devons rien à l’intellectualité germanique, qui n’avons jamais eu la moindre estime pour la pseudo-métaphysique où elle se complaît, et qui n’avons jamais accordé à l’érudition et à ses procédés spéciaux qu’une valeur et une importance des plus relatives, nous sommes fort à notre aise pour dire ce que nous en pensons; et nous aurions dit absolument la même chose quand même les circonstances auraient été tout autres, mais peut-être avec moins de chances de nous trouver en cela d’accord avec une tendance généralement répandue.

Nous ajouterons seulement que, en ce qui concerne spécialement la France, ce qui est actuellement le plus à craindre, c’est qu’on n’y échappe à l’influence allemande que pour tomber sous d’autres influences qui ne seraient guère moins funestes; réagir contre l’esprit d’imitation nous apparaît donc comme une des premières conditions d’un relèvement intellectuel véritable: ce n’est pas une condition suffisante, sans doute, mais c’est du moins une condition nécessaire, et même indispensable. » René Guénon

La Réponse sera Métapolitique !

Nasrallah Pendragon

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